La consommation française de produits pétroliers énergétiques en juillet 2026
Selon les derniers chiffres publiés par le CPDP**, les livraisons de carburants routiers sur le marché français sont en recul pour le quatrième mois consécutif. Celles-ci diminuent de 4,1 % en juillet 2026* pour s’établir à 4,212 millions de m3.
Les livraisons de gazoles baissent de 7,4 % par rapport à juillet 2025, à 2,686 millions de m3. Celles des supercarburants sans plomb enregistrent une progression qui reste modérée (+ 2,3 % par rapport à juillet 2025), à 1,525 millions de m3.
La part des gazoles dans la consommation française de carburants routiers recule, quant à elle, de 2,3 points par rapport à juillet 2025 pour s’établir à 63,8 % *** en juillet 2026.
Sur les sept premiers mois de l’année, la consommation de carburants routiers diminue de 4,7 % par rapport à la même période en 2025. Cette évolution résulte principalement du fort recul des livraisons de gazoles (- 7,3 %), que la légère progression des essences (+ 0,8 %) ne compense que partiellement. En cumul sur 12 mois (août 2025 - juillet 2026), elles sont en baisse de 3 %, à 46,239 millions de m3.
Après deux mois de baisse consécutive, les livraisons de carburéacteur progressent de 4,5 % en juillet 2026*, s’établissant à 0,915 million de m3 . Elles sont en hausse de 2,6 % sur les sept premiers mois de l’année. Les livraisons de gazole non routier progressent de 0,8 % par rapport à juillet 2026 atteignant 0,525 million de m3 ; celles de fioul domestique sont en baisse de 13,1 %* à 0,147 million de m3.
Au total, les livraisons de produits pétroliers énergétiques en juillet 2026 s’élèvent à 4,927 millions de tonnes, en baisse de 2,4 % par rapport à juillet 2025. Sur les sept premiers mois de l’année, elles diminuent de 5,5 %. En cumul sur 12 mois (août 2025 - juillet 2026), elles sont en baisse de 3,9 % pour s’établir à 54,141 millions de tonnes.
« Le recul de la demande en carburants routiers se poursuit en juillet à - 4,1 %, après les baisses particulièrement marquées enregistrées en avril (- 6,5 %), en mai (- 10,6 %) et en juin (- 2,2 %). Cette élasticité historique de la demande de carburants, en particulier sur les gazoles, est la conséquence de plusieurs facteurs : la poursuite du conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix pétroliers auxquelles s’ajoute la décision de la Russie de suspendre ses exportations de gazole suite aux frappes de drones ukrainiens qui ont endommagé plusieurs raffineries stratégiques. » a déclaré Philippe Casbas, président d’Ufip Énergies et Mobilités.
Lien vers le CP
*Par rapport à juin 2025 ; **Comité Professionnel du Pétrole ; *** volume
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